Il m’a demandé si je portais un tricot, un bon tricot bien chaud. J’ai dit que oui, mais il ne voulait pas me croire et il voulait à tout prix fourrer ses doigts sous mon tablier.
Écrivain, 1900-1998Il m’a demandé si je portais un tricot, un bon tricot bien chaud. J’ai dit que oui, mais il ne voulait pas me croire et il voulait à tout prix fourrer ses doigts sous mon tablier.
Écrivain, 1900-1998Partager sur
Source vérifiée
Léviathan (1929)
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Et je le détournai de cette pensée, en lui disant que la mode, qui a du pouvoir en toutes choses, ne l’a si sensible en aucune qu’à être ou bien ou mal à la cour.
Il me prend des tentations d’accommoder tout son visage à la compote, et le mettre en état de ne plaire de sa vie aux diseurs de fleurettes.
Il m’a demandé alors si je n’étais pas intéressé par un changement de vie. J’ai répondu qu’on ne changeait jamais de vie, qu’en tout cas toutes se valaient et que la mienne ici ne me déplaisait pas du tout.
Quand soudain il m’a embrassée, lentement, à pleine bouche, et mon corps tout entier – ma peau, ma clavicule, mes genoux, absolument tout en moi – s’est éclairé…
Je lui ai proposé que nous soyons amis. Pour la vie. Il a dit Oui et c’est une autre façon de s’aimer.
Il me marqua son attention en me posant quelques questions empreintes d’une réelle sollicitude, puis il résuma ainsi son jugement : Une femme de trente ans qui est une jeune fille, cela doit être la perfection pour le mariage.
Sur la manche de son veston, il découvrit une tache de graisse. Eh, mon Dieu, quelle horreur ! Murmura-t-il fémininement.
En réfutant M. De T… (Talleyrand) dans la Convention, mirabeau s’avisa de lui dire : « Je vais vous enfermer dans un cercle vicieux.
Comment, dit vivement celui-là, est-ce que vous auriez envie de m’embrasser ? ».
Mon miroir est comme moi : il ne montre rien, mais il réfléchit !
Un soir, j’interrogeais dans le zinc d’un bistrot Mon visage lassé de me masquer sans cesse. Et Socrate m’a dit, de sa voix de sagesse : « O mon fils, connais-toi toi-même, mais pas trop. ».

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.