Quand il n’y a plus dans le noir qu’un sexe ouvert, l’odeur du naufrage arrive : catastrophe liquide, rumeur définitive, dure comme une porte claquée, où l’espoir, enfin, démord et disparaît.
Image : Quand il n’y a plus dans...

Citations similaires à "Quand il n’y a plus dans..." :
- Les faits sont périssables, crois moi, seule la légende reste. Comme l’âme après le corps, comme le parfum dans le sillage d’une femme.
- La mauvaise foi disparaît dès qu’on a l’avantage.
- Affreuse nudité de l’homme dans l’orage La catastrophe arrive alors qu’il somnolait Ou que sans se presser il rentrait le fourrage Et sur le feu la femme oublie alors le lait.
- Dans les allées des parfums, l’éclairage est feutré. Privilégier l’odorat. Dans les allées des maquillages, l’éclairage est vif. Privilégier la vue. Partout, la musique est nulle. Privilégier la surdité.
- Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme, où dans l’air énervé flotte du repentir, où sur la vague lente et lourde d’un soupir Le coeur le plus secret aux lèvres vient mourir.
- Rien n’est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s’apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
- Le baiser frappe comme la foudre, l’amour passe comme un orage, puis la vie, de nouveau, se calme comme le ciel, et recommence ainsi qu’avant. Se souvient-on d’un nuage ?
- Dans la plaine - Naît un bruit. - C’est l’haleine - De la nuit. - Elle brame - Comme une âme - Qu’une flamme - Toujours suit.
- La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l’amour s’enfuit dispersé ne laissant au coeur qu’un peu d’odeur et un chagrin inconsolable.
- Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le coeur des filles : et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu’un homme nous en ait enfin tendu un.
- La vérité est rarement enterrée, elle est juste embusquée derrière des voiles de pudeur, de douleur ou d’indifférence; encore faut-il que l’on désire passionnément écarter ces voiles.
- Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu - L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
- Quelle était la nature de cet invisible héritage lestant nos aubes avant de se dissoudre dans le rythme forcené des journées, toujours susceptible de resurgir au petit malheur la chance.
- Je suis même certain qu’une femme n’est mûre pour l’amour vrai qu’après avoir passé par toutes les promiscuités et tous les dégoûts du mariage qui n’est, suivant un homme illustre, qu’un échange de mauvaise humeur pendant le jour, et de mauvaises odeurs pendant la nuit.
- Ah ! Qu’au ciel et sur terre cesse cet esprit de lutte Et de courroux, qui pousse le plus sage à s’emporter Et qui semble beaucoup plus doux que le miel sur la langue, quand, comme une fumée, il monte dans le coeur de l’homme.