Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le cœur des filles : et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu’un homme nous en ait enfin tendu un.

Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le cœur des filles : et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu’un homme nous en ait enfin tendu un.

Partager sur
Source vérifiée
La liste de mes envies
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
On serait trop malheureux si, auprès des femmes, on se souvenait le moins du monde de ce qu’on sait par cœur.
Il y a beaucoup d’hommes dont le cœur est puissamment ému par la seule apparence de la souffrance chez une femme : pour eux la douleur semble être une promesse de constance ou d’amour.
Quand il n’y a plus dans le noir qu’un sexe ouvert, l’odeur du naufrage arrive : catastrophe liquide, rumeur définitive, dure comme une porte claquée, où l’espoir, enfin, démord et disparaît.
Les hommes devraient toujours craindre, alors qu’ils comparent leur situation à d’autres réellement plus fâcheuses, que le Ciel ne les oblige à échanger l’une pour les autres, et ne leur prouve par expérience la folie de leurs plaintes précédentes.
L’homme survit aux tremblements de terre, aux épidémies, aux horreurs de la guerre, et à toutes les souffrances de l’âme, mais la tragédie qui l’a toujours torturé et le tourmentera toujours est la tragédie de la chambre à coucher.
Les paroles de l’homme sont comme la flèche qui va droit au but, celles de la femme ressemblent à l’éventail brisé.
Les hommes qui sont malheureux par naissance, veulent croire qu’ils le sont par accident.
Ô femmes sépharades ! À l’hypocrisie si forte qu’elles sont capables d’enlacer tendrement leur pire ennemie, juste après en avoir souhaité la mort ! Ô étrange douceur sépharade, si proche de la douleur.
Les heures de la nuit sont filles de la peur ; Leur souffle fait mourir l’âme humble des veilleuses, cependant que leurs mains froides et violeuses, s’allongent sous les draps pour saisir notre cœur.
À qui d’entre nous n’est-il pas arrivé au cours de son existence d’éprouver tout à coup, au passage d’une femme dans une rue, ou un salon, sur une route, une sorte d’aura, de frisson physique et moral…

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.