Les hommes qui sont malheureux par naissance, veulent croire qu’ils le sont par accident.
Écrivain, 1798-1837Source : Pensées
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Les hommes qui sont malheureux par naissance, veulent croire qu’ils le sont par accident.
Écrivain, 1798-1837Source : Pensées
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Bien des hommes rêvaient d’être cocus, juste pour pouvoir tromper à leur tour, enfin sans culpabilité.
Ce que les hommes appellent communément leur destin, ce ne sont souvent que leurs propres bêtises.
Quelque temps après qu’une erreur a disparu, les hommes ne conçoivent pas comment on l’a pu croire.
La plupart des hommes ont des incidents. Quelques-uns ont des destins.
La plus grande folie de l’homme, c’est de croire que les choses arriveront parce qu’il le désire.
Quand l’homme est, ou se reconnaît trop faible pour accomplir ses désirs et satisfaire son orgueil, il les reporte, enfant, sur ses parents, homme vaincu par la vie, sur ses enfants à son tour.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d’oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Quand on est témoin de leur mal, on en souffre. Les plus pervers ne sauraient perdre tout à fait ce penchant : souvent il les met en contradiction avec eux-mêmes.
La connaissance que nous avons des autres hommes est fort sujette à l’erreur si nous n’en jugeons que par les sentiments que nous avons de nous-mêmes.
À proprement parler, l’homme est fou, comme le corps est malade, par nature ; la raison comme la santé n’est en nous qu’une réussite momentanée et un bel accident.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.