La connaissance que nous avons des autres hommes est fort sujette à l’erreur si nous n’en jugeons que par les sentiments que nous avons de nous-mêmes.
1638-1715La connaissance que nous avons des autres hommes est fort sujette à l’erreur si nous n’en jugeons que par les sentiments que nous avons de nous-mêmes.
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Source vérifiée
De la recherché de la vérité
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Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c’est cela l’homme.
Nos erreurs et nos divisions dans la morale viennent quelquefois de ce que nous considérons les hommes comme s’ils pouvaient être tout à fait vicieux ou tout à fait bons.
Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements qu’ils portent sur les choses.
On serait trop malheureux si, auprès des femmes, on se souvenait le moins du monde de ce qu’on sait par cœur.
La connaissance craque, aussi bien que l’amour, aux hommes sans courage.
Les hommes ont une mémoire terrible. Une femme, tu sais, ça oublie si bien… Le bonheur et le malheur.
L’intuition d’une femme s’est souvent avérée plus vraie que l’hypothèse arrogante de connaissance d’un homme.
Les hommes devraient toujours craindre, alors qu’ils comparent leur situation à d’autres réellement plus fâcheuses, que le Ciel ne les oblige à échanger l’une pour les autres, et ne leur prouve par expérience la folie de leurs plaintes précédentes.
Nous avons affaire à des hommes. Nous serions des naïfs d’espérer uniquement de l’intelligence et du dévouement. C’était fatal que nous rencontrions aussi l’abjection, la sottise.
C’est avoir une très mauvaise opinion des hommes, et néanmoins les bien connaître, que de croire dans un grand poste leur imposer par des caresses étudiées, par de longs et stériles embrassements.

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