Les faits sont périssables, crois-moi, seule la légende reste, comme l’âme après le corps, ou comme le parfum dans le sillage d’une femme.
ÉcrivainLes faits sont périssables, crois-moi, seule la légende reste, comme l’âme après le corps, ou comme le parfum dans le sillage d’une femme.
ÉcrivainPartager sur
Source vérifiée
Le rocher de Tanios
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La réalité ne se révèle qu’éclairée par un rayon poétique.
La chair, même la chair de la femme, proclame
Le cul, le vit, le torse et l’œil du fier Puceau ;
Et c’est pourquoi, d’après le conseil à Rousseau
Il faut parfois poète, un peu « quitter la dame ».
Le maquillage est un culte à mystère…
C’était fou, le pouvoir d’une légende, quand on se donnait la peine d’y croire.
Quand il n’y a plus dans le noir qu’un sexe ouvert, l’odeur du naufrage arrive : catastrophe liquide, rumeur définitive, dure comme une porte claquée, où l’espoir, enfin, démord et disparaît.
La beauté, voilà un vrai mystère, bien plus intéressant que celui de l’âme.
Quelle que soit la quantité de mensonges, de faux souvenirs et de rêves, dont on s’entoure le long d’une vie, c’est toujours le même corps qu’on retrouve, au matin, dans l’éprouvante expérience du réveil ; le corps est sans miracle.
On parle volontiers de coups de foudre ; je ne suis que trop conscient de ce que l’amour tend à créer une légende de soi-même, à mythifier après coup ses commencements.
Quoi ! Nous sommes encore aux temps où la Tournelle, déclarant la magie impie et criminelle, lui dressait un bûcher par arrêt de la cour, et le dernier sorcier qu’on brûle, c’est l’Amour !
Ce qui déplaît à la femme dans la vérité, ce n’est pas qu’on la lui dise mais qu’on la sache !

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.