La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l’amour s’enfuit dispersé ne laissant au coeur qu’un peu d’odeur et un chagrin inconsolable.
Image : La personne aimée semble immobile, éternelle...

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- La foudre et l’amour laissent les vêtements intacts et le coeur en cendres.
- L’amour cet inconnu Se fraie un chemin Depuis l’enfance des étoiles Et le ciel comme une main Réchauffe le coeur Des amants aveugles. L’amour porte le secret Des corps jusqu’à l’âme L’éternel présent Quand la pierre se délite Au fil de l’eau.
- Le parfum de l’âme, c’est le souvenir. C’est la partie la plus délicate, la plus suave du coeur, qui se détache pour embrasser un autre coeur et le suivre partout. L’affection d’un absent n’est plus qu’un parfum, mais qu’il est doux.
- L’amour serait une suite de joies sans mélange des sens, de l’esprit et du coeur. C’est faux. Deux êtres humains amarrés l’un près de l’autre sont comme deux vaisseaux secoués par les vagues; les coques se heurtent et gémissent.
- La vie sera toujours comme un grand amour inachevé. Une douleur intense de la perdre comme l’odeur de la femme aimée.
- Mais l’amour, c’est autre chose. L’amour ne laisse aucun répit. L’amour est insomniaque. L’amour est une démultiplication. L’amour est rapide. L’amour, c’est demain. L’amour est un tsunami. L’amour est rouge sang.
- L’ardeur ne se mesure pas à la quantité de fois de faire l’amour; l’amour est tout le long des jours, dans la quiétude du silence, dans le sourire, le ton de la voix, dans l’absence, l’éloignement.
- L’amour ne devient vraiment lui-même qu’à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l’intérieur du corps, et qu’il ose se nommer, s’avouer du souffle et des lèvres.
- C’est la partie la plus délicate, la plus suave du coeur, qui se détache... L’affection d’un absent n’est plus qu’un parfum, mais qu’il est doux et suave.
- Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme, où dans l’air énervé flotte du repentir, où sur la vague lente et lourde d’un soupir Le coeur le plus secret aux lèvres vient mourir.
- Et de ma bouche où s’évaporeLe parfum des bonheurs derniers, et de mon coeur vibrant encoreS’élèvent de vagues pitiés.
- Les caresses ne sont que d’inquiets transports, infructueux essais du pauvre amour qui tente L’impossible union des âmes par les corps. Vous êtes séparés et seuls comme les morts, misérables vivants que le baiser tourmente !
- L’amour est une chose divine. S’il entre dans un coeur humain, il le brise. Le coeur humain a été créé pour être ainsi brisé. C’est le plus triste des gaspillages, quand il est brisé par autre chose.
- Les écumes du coeur ne se répandent pas sur le papier. On n’y verse que de l’encre, et à peine sortie de notre bouche la tristesse criée nous rentre à l’âme par les oreilles et plus ronflante, plus profonde.