L’amour ne devient vraiment lui-même qu’à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l’intérieur du corps, et qu’il ose se nommer, s’avouer du souffle et des lèvres.
Écrivain, 1881-1942L’amour ne devient vraiment lui-même qu’à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l’intérieur du corps, et qu’il ose se nommer, s’avouer du souffle et des lèvres.
Écrivain, 1881-1942Partager sur
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Le voyage dans le passé
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La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l’amour s’enfuit dispersé ne laissant au cœur qu’un peu d’odeur et un chagrin inconsolable.
L’amour décroît quand il cesse de croître.
L’amour, parfois, ça vous tombe dessus et on se retrouve assommé.
Il faut avoir été fou de douleur pour pouvoir devenir fou d’amour. Dans cette expérience de déchirement l’extase survient qui fait passer d’une souffrance insondable à un amour excessif, inouï, qui transgresse toute norme et toute forme.
L’amour est un abcès qui, à le nourrir, s’avive et s’envenime ; c’est une frénésie que chaque jour accroît, et le mal s’aggrave si de nouvelles blessures ne font pas diversion à la première, si tu ne te confies pas encore sanglant aux soins de la Vénus vagabonde et n’imprimes pas un nouveau cours aux transports de ta passion.
L’amour ne s’écrit que grâce à un foisonnement, à une prolifération de détours, de chicanes, d’élucubrations, de délires, de folies… qui tiennent dans la vie de chacun une place énorme.
L’Amour est fait de finesses, d’imperceptibles sensations. Nous savons qu’il est fort comme la Mort ; mais il est aussi fragile que le verre. Le moindre choc le brise et notre domination s’écroule alors, sans que nous puissions la rééditer.
La pudeur est nécessaire à l’amour, sinon il se vulgarise et perd de sa saveur originelle.
L’amour, c’est pareil à une infection, ça va et ça vient.
Tandis que l’amour, hélas ! Il y eut un silence dans lequel s’engouffra toute la passion amoureuse grandie, nourrie, exaspérée par l’indifférence de l’être aimé.

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