L’amour, c’est pareil à une infection, ça va et ça vient.
1939-2018L’amour, c’est pareil à une infection, ça va et ça vient.
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L’affection, est-ce de l’amour qu’on s’accorde ou une maladie qui se déclare ?
L’amour est un abcès qui, à le nourrir, s’avive et s’envenime ; c’est une frénésie que chaque jour accroît, et le mal s’aggrave si de nouvelles blessures ne font pas diversion à la première, si tu ne te confies pas encore sanglant aux soins de la Vénus vagabonde et n’imprimes pas un nouveau cours aux transports de ta passion.
L’amour, c’est comme la foudre : on n’en est nulle part à l’abri.
L’amour, ce n’est pas une passion, c’est une maladie.
Aimer c’est souffrir et il ne peut y avoir d’amour autrement.
L’amour ne devient vraiment lui-même qu’à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l’intérieur du corps, et qu’il ose se nommer, s’avouer du souffle et des lèvres.
Mais cet amour est devenu quelque chose d’irrésistible, de destructeur, de plus fort que la mort.
Ce que c’est que l’Amour. Il rend l’Homme ridicule et semblable aux Bêtes.
L’horreur de l’amour, c’est de resserrer le monde autour d’un être qui vous enchaîne.
L’amour n’est-il pas un ouragan qui vous entraîne ici et là, telle une bouteille à la surface d’une mer agitée ?

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