Mais cet amour est devenu quelque chose d’irrésistible, de destructeur, de plus fort que la mort.
Écrivain, 1850-1893Mais cet amour est devenu quelque chose d’irrésistible, de destructeur, de plus fort que la mort.
Écrivain, 1850-1893Partager sur
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Fort comme la mort (1889), partie 2, chapitre 6
— Oui et non… et c’est pourtant presque la même chose. Je vous ai aimée autant qu’on peut aimer une femme. Elle, je l’aime comme vous, puisque c’est vous;mais cet amour est devenu quelque chose d’irrésistible, de destructeur, de plus fort que la mort.Je suis à lui comme une maison qui brûle est au feu!
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Il n’y a rien de plus éblouissant qu’un amour qui éclôt.
En amour, il existe plus de dépérissements que de morts subites.
L’Amour est fait de finesses, d’imperceptibles sensations. Nous savons qu’il est fort comme la Mort ; mais il est aussi fragile que le verre. Le moindre choc le brise et notre domination s’écroule alors, sans que nous puissions la rééditer.
Mais, de même que tout est mortel dans la nature, de même toute nature atteinte d’amour est mortellement atteinte de folie.
L’image de l’amour éteint effraye plus un cœur tendre que celle de l’amour malheureux, et le dégoût de ce qu’on possède est un état cent fois pire que le regret de ce qu’on a perdu.
Il faut avoir été fou de douleur pour pouvoir devenir fou d’amour. Dans cette expérience de déchirement l’extase survient qui fait passer d’une souffrance insondable à un amour excessif, inouï, qui transgresse toute norme et toute forme.
Sous les chaînes, l’amour, en tous lieux, en tout temps, a tempéré la souffrance.
Il y a plus atroce qu’un amour qui n’atteint pas son but : celui qui l’atteint trop vite.
À trop l’aimer, l’homme détruit souvent l’objet de son amour.
L’amour ça tue, la haine ça maintient en vie.

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