Sous les chaînes, l’amour, en tous lieux, en tout temps, a tempéré la souffrance.
1925-2016Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Sous les chaînes, l’amour, en tous lieux, en tout temps, a tempéré la souffrance.
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On a souvent décrit la souffrance de l’amour éconduit, jamais celle de l’amour partagé.
Aimer c’est souffrir et il ne peut y avoir d’amour autrement.
En réalité, dans l’amour il y a une souffrance permanente, que la joie neutralise, rend virtuelle, ajourne, mais qui peut à tout moment devenir ce qu’elle serait depuis longtemps si l’on n’avait pas obtenu ce qu’on souhaitait, atroce.
Oh ! La promesse de souffrance est, depuis toujours, le principal ferment de l’amour.
L’image de l’amour éteint effraye plus un cœur tendre que celle de l’amour malheureux, et le dégoût de ce qu’on possède est un état cent fois pire que le regret de ce qu’on a perdu.
L’amour ne s’écrit que grâce à un foisonnement, à une prolifération de détours, de chicanes, d’élucubrations, de délires, de folies… qui tiennent dans la vie de chacun une place énorme.
Après avoir souffert, il faut souffrir encore ; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
Il faut avoir été fou de douleur pour pouvoir devenir fou d’amour. Dans cette expérience de déchirement l’extase survient qui fait passer d’une souffrance insondable à un amour excessif, inouï, qui transgresse toute norme et toute forme.
L’amour est nécessairement la cause de souffrances. Apprenez que l’autre est, avant tout, celui qui nous fait ou fera souffrir car il se dérobe toujours à nous, tôt ou tard, franchement ou par des voies détournées, consciemment ou inconsciemment, totalement ou partiellement.
L’amour malheureux est la plus haute forme de l’amour.

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