Les caresses ne sont que d’inquiets transports, infructueux essais du pauvre amour qui tente L’impossible union des âmes par les corps. Vous êtes séparés et seuls comme les morts, misérables vivants que le baiser tourmente !
Image : Les caresses ne sont que d’inquiets...

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- Avec un peu d’ amour, s’assaisonnent tous les corps.
- Ah ! Nos nuits d’amour, lucienne ! L’union des corps et des coeurs. L’instant, l’instant unique où on ne sait plus si c’est la chair ou si c’est l’âme qui palpite...
- L’amour se rapporte à la totalité de l’être de l’autre, et l’abandon du corps est le symbole matériel de cette totalité.
- L’amour est l’harmonie de deux âmes et le contact de la peau de deux corps.
- Votre tendresse, mon amour, comme cela est bien plus démodé que la neurasthénie. Un amant vraiment tendre, mais on peut vivre et mourir sans en rencontrer un seul. Il y a bien quelques individus de l’espèce qui présentent des vestiges.
- Deux êtres qui ne se quittent jamais ne peuvent s’aimer parce qu’ils ont sans cesse devant leurs yeux leurs tares et leurs faiblesses qui se reflètent dans leurs deux corps, dans leurs rapports quotidiens.
- A force de frayer Avec toutes nos paroles A force de voisiner Avec nos sombres passions A force de s’effriter Sur les corps de passage L’amour a-t-il perdu Innocence et plaisir ?
- Il n’existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l’on aime; pas de plus sûr refuge que l’âme secrète et tendre de qui l’on aime; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l’on aime.
- Quelle raison a-t-on pour croire que la séparation de l’âme et du corps ne puisse se faire sans une douleur extrême ?
- Le corps est la chair de l’esprit. Chaque tourment de l’âme laisse sous la peau une fêlure et dessus, une foulure.
- Un corps chétif affaiblit l’âme.
- La passion amoureuse est une manière d’entrer en résonance avec l’autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls. Nous sommes en deçà et au-delà de la philosophie.
- Dehors, universelle, une inlassable pluie disait leur malheur. Enfermés dans la souricière d’amour, condamnés aux travaux d’amour à perpétuité, ils étaient couchés l’un près de l’autre, beaux, tendres aimants et sans but. Sans but.
- C’est ça l’écriture. C’est le train de l’écrit qui passe par votre corps. Le traverse. C’est de là qu’on part pour parler de ces émotions difficiles à dire, si étrangères et qui néanmoins, tout à coup, s’emparent de vous.
- Oh ! Qu’il est cruel d’aimer alors qu’on est séparé de l’être qu’on aime ! Bien peu de coeurs ont connu cette douleur dans toute son étendue, parce que bien peu de coeurs ont connu l’amour dans toute sa profondeur.