Dehors, universelle, une inlassable pluie disait leur malheur. Enfermés dans la souricière d’amour, condamnés aux travaux d’amour à perpétuité, ils étaient couchés l’un près de l’autre, beaux, tendres aimants et sans but. Sans but.
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- Les bons moments venaient toujours après la pluie... En petite culotte, jupon brodé... Les plus beaux yeux du monde sont ceux de l’amour. Et je parle surtout du physique, ce par quoi tout commence et tout s’achève.
- Je m’élance sous la pluie, pieds nus. J’ai besoin de son amour. De son honnêteté. Sa veste n’était qu’une protection superficielle. Elle est complètement trempée de toute façon.
- Pour mettre fin aux joies du monde, il suffit de quelques gouttes de pluie qui tombent, d’une heure qui sonne; mais rien ne saurait troubler le bonheur du sage; ni les flots de l’infortune, ni l’approche de la dernière heure qui va sonner pour lui.
- Les caresses ne sont que d’inquiets transports, infructueux essais du pauvre amour qui tente L’impossible union des âmes par les corps. Vous êtes séparés et seuls comme les morts, misérables vivants que le baiser tourmente !
- La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l’amour s’enfuit dispersé ne laissant au coeur qu’un peu d’odeur et un chagrin inconsolable.
- L’amour serait une suite de joies sans mélange des sens, de l’esprit et du coeur. C’est faux. Deux êtres humains amarrés l’un près de l’autre sont comme deux vaisseaux secoués par les vagues; les coques se heurtent et gémissent.
- L’amour ne s’écrit que grâce à un foisonnement, à une prolifération de détours, de chicanes, d’élucubrations, de délires, de folies… qui tiennent dans la vie de chacun une place énorme.
- Le baiser frappe comme la foudre, l’amour passe comme un orage, puis la vie, de nouveau, se calme comme le ciel, et recommence ainsi qu’avant. Se souvient-on d’un nuage ?
- Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu... Dans votre immense sagesse Immense ferveur Faites donc pleuvoir sans cesse Au fond de nos coeurs Des torrents de tendresse Pour que règne l’amour Règne l’amour Jusqu’à la fin des jours.
- Et l’amour, qui avait été à l’origine du monde, en fut aussi le maître. Mais ses chemins sont parsemés de fleurs et de sang. De fleurs et de sang...
- La chair des mots d’amour, s’était putréfiée au fil des ans. Que voulait dire aimer sans les baisers, les caresses, sans les plaisirs que les sexes se donnent l’un à l’autre, s’offrent jusqu’à l’épuisement.
- Sous les chaînes, l’amour, en tous lieux, en tout temps, a tempéré la souffrance.
- La rancune montait en leur âme. Ah ! Ce n’était pas l’amour, seule raison valable d’un esclavage passager, mais l’aventure avec tous ses obstacles de chair et l’odieuse hostilité de la matière.
- Tandis que l’amour, hélas ! Il y eut un silence dans lequel s’engouffra toute la passion amoureuse grandie, nourrie, exaspérée par l’indifférence de l’être aimé.