Si nous disions constamment ce qui nous passe par la tête, aucun couple, aucun groupe ne pourrait continuer à vivre ensemble. La brutalité serait quotidienne.
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Un merveilleux malheur
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Quand la violence s’installe dans un couple, la vie en commun n’est plus possible ; tout le reste n’est que rafistolage et mensonge à soi. Divorcer, alors, est la seule solution.
Aucun de nous ne peut se sauver seul ; il faut que nous nous perdions ensemble ou que nous nous tirions d’affaire ensemble.
Notez bien, le malheur c’est comme le mariage. On croit qu’on choisit et puis on est choisi.
Désir de vivre à deux et peur du couple : les amants s’installent de plain-pied dans cette contradiction impossible. On veut être ensemble, mais pas encore, pas complètement et d’une manière qui ne soit jamais définitive.
Extrême cruauté de notre société. On accepte seulement les « couples » comme dans l’Arche de Noé. Malheur à qui veut aller son chemin, solitaire.
Il n’y a jamais plus de deux personnes dans une histoire. Il n’y a jamais plus d’un seul amour dans la vie.
Je guette ton souffle, ma main t’effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l’autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
La vérité était que la vie nous avait jetés aux orties, l’un et l’autre, et c’est toujours ce qu’on appelle une rencontre.
Les baisers et les mots de tendresse n’ont jamais qu’un temps, même pour le plus joyeux des couples.
Si ce qui bat en nous était vraiment notre cœur, il ne mourrait pas pour nous abattre du même coup.

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