La vérité était que la vie nous avait jetés aux orties, l’un et l’autre, et c’est toujours ce qu’on appelle une rencontre.
Écrivain, 1914-1980La vérité était que la vie nous avait jetés aux orties, l’un et l’autre, et c’est toujours ce qu’on appelle une rencontre.
Écrivain, 1914-1980Partager sur
Source secondaire
Clair de femme (1977), p. 11
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Je dis que la rencontre est une fin. Je dis que l’intersection d’une vie et d’une autre, à la seconde même qui la réalise, est le point de la plus haute intelligence, de la plus grande connivence.
Qu’avions-nous en commun ? Sans doute un rêve, celui de pouvoir naviguer en toute liberté et rencontrer des êtres et une nature rendant absurde la question du sens de la vie.
Les rapports amoureux, les rapports purement « physiques » sont si pathétiques quand la vie même est en jeu ! Quand la civilisation est en jeu !
Ca tient, les options politiques, l’engagement dans un sens, dans l’autre, parfois du hasard. On était tel jour, tel endroit… On a rencontré celui-là plutôt que celui-ci, et tout est joué.
L’expression vie commune veut tout dire : on vit une seule vie pour deux. Alors forcément vient un moment où l’on se sent à l’étroit dans cette moitié de vie.
Vivre ensemble, c’est partager. Le danger, c’est de s’annihiler l’un l’autre.
On se bat toute sa vie pour qu’on vous trouve bien, et au moment où ça arrive, on est submergé…
Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c’est quelque chose qui ressemble au destin.
Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les songes, et notre vie si courte a pour frontière un sommeil.
On a tous dans le cœur le désir de trouver une rencontre venue d’ailleurs.

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