Quand la violence s’installe dans un couple, la vie en commun n’est plus possible ; tout le reste n’est que rafistolage et mensonge à soi. Divorcer, alors, est la seule solution.
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Le bonheur conjugal
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L’impossibilité fondamentale, quasi organique, de penser à une séparation est pour un couple la véritable ancre de miséricorde et peut-être la seule.
L’ennui dans un couple, c’est ce qu’il y a de pire, c’est lui qui tue l’amour.
Ah ! On parle des liens du mariage ! Mais les liens du divorce sont encore plus indissolubles !
Notez bien, le malheur c’est comme le mariage. On croit qu’on choisit et puis on est choisi.
Un mariage devrait pouvoir être dissous dès que pour l’une des parties il devient cruauté.
Un amour sans discernement est, chez un mari, une faute qui peut préparer tous les crimes d’une femme !
Si nous disions constamment ce qui nous passe par la tête, aucun couple, aucun groupe ne pourrait continuer à vivre ensemble. La brutalité serait quotidienne.
C’est cela le mariage, la même peur partagée, le même besoin d’être consolé, la même vaine caresse dans le noir.
Le plus grand malheur de l’homme, c’est un mariage heureux. Aucun espoir de divorce.
Désir de vivre à deux et peur du couple : les amants s’installent de plain-pied dans cette contradiction impossible. On veut être ensemble, mais pas encore, pas complètement et d’une manière qui ne soit jamais définitive.

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