Je guette ton souffle, ma main t’effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l’autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Image : Je guette ton souffle, ma main...

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- Un être a besoin de respirer à chaque minute, et il a besoin de respirer l’amour tous les jours. Cette envie de rendre L’autre heureux ne se fabrique pas artificiellement, elle est là ou elle n’est pas là.
- Il y eut, jadis, une main pour nous conduire à la vie. Un jour y aura-t-il une main pour nous conduire à la mort ?
- La mort, c’est particulier chez moi. Je n’arrive pas à me dire que c’est possible. J’ai toujours envie d’ouvrir le cercueil et de crier : « Allez, debout, on arrête ces conneries ! » Comment fait-on pour supporter cette idée-là ?
- Pour savourer, il faut s’arrêter, pour de vrai. Et inviter le corps au festin, à la merveille de l’instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.
- On entre, on crie, et c’est la vie; On bâille, on sort, et c’est la mort.
- Si nous admettons comme un fait expérimental ne souffrant aucune exception que tout ce qui vit retourne à l’état inorganique, meurt pour des raisons internes, nous pouvons dire : la fin vers laquelle tend toute vie est la mort.
- Qui n’a le coeur de souffrir ni la mort ni la vie, qui ne veut ni résister ni fuir, que lui ferait-on ?
- En même temps, si on était mort, on ne pourrait pas se plaindre de la vie.
- Je t’userai, je m’userai, je ne te quitterai pas, nous n’aurons pas de répit. Deux êtres humains doivent pouvoir vivre cramponnés l’un à l’autre sans respirer. Ca s’appelle l’amour.
- On est plus méchant et plus lâche en rêve qu’au réveil. Et peut-être que cette vie elle-même n’est que le rêve d’une autre vie, où l’amour serait sans cruauté, l’amitié sincère; où les croyants croiraient à leur croix, les poètes à leur délire.
- Qui peut dire si l’on ne maintient pas en vie la conscience de ceux qu’on a aimés en reproduisant leurs gestes, en reprenant leur tics, en vaporisant leur odeur ?
- Que serait la vie si nous n’avions pas le courage de tenter quoi que ce soit ? Faire un nouveau pas, prononcer un nouveau mot, c’est ce que les gens craignent le plus.
- Tant que nous serons deux, la longue traîne de notre vie passée flottera dans notre dos. Tant que nous serons deux, tout sera bien.
- Nous ne savons pas quoi faire de cette courte vie, et pourtant nous en désirons une autre qui soit éternelle.
- Tous les changements, même les plus souhaités ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c’est une partie de nous-mêmes; il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre.