Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
AuteurAttribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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L’éclair me dure. La poésie me volera de la mort.
En moi, par ma bouche, n’a jamais parlé que la mort. Toute poésie est la voix donnée à la mort.
La vie écrit au crayon. La mort passe la gomme. Le poème se souvient. Personne n’a meilleure mémoire qu’un poème.
La poésie est la tendresse espiègle des jeux de mots.
Un poète mort n’écrit plus. D’où l’importance de rester vivant.
La poésie est la forme clandestine d’un contre-pouvoir qui libère le poète de tout carcan autoritaire, et lui permet d’accéder à l’existence orageuse de son corps.
La poésie a, comme la vie, l’excuse de ne rien prouver.
La poésie n’est que l’exhibition formelle de la conscience qui souffre et qui aime et qui appréhende le monde.
Un poète est plus proche de la mort que de la philosophie, plus près de la souffrance que de l’intellect, plus près du sang que de l’encre.
Celui qui a conscience de la mort perce le sens de la comédie humaine, et devient rapidement un poète.

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