- L’empathie est une vertu publique obligée alors que l’indifférence est un vice privé.
- D’une manière générale, l’humain éprouve peu de plus vifs plaisirs que celui d’apprendre une nouvelle à quelqu’un.
- L’argent mène le monde par le bout du nez même s’il n’a pas d’odeur.
- Pourquoi mépriserait-on la passion pour le sport alors même qu’on encense celle pour l’art, la philosophie ou la science ?
- La politique est l’art d’oublier que la véritable sincérité ne consiste pas à dire tout ce que l’on pense, mais à penser tout ce que l’on dit.
- Il est dans la nature humaine de goûter le malheur d’autrui, ne serait-ce que pour se donner l’illusion de son propre bonheur.
- L’ironie : cette étincelle d’intelligence dont l’humain se réclama jadis pour s’autoriser à non plus seulement craindre Dieu mais aussi à lui sourire en coin.
- Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
- Dans la vie, il y a deux drames : la naissance et la mort; entre les deux, tout est à se rouler par terre.
- S’il est vrai qu’il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chas d’une aiguille que pour un riche d’entrer au Royaume des cieux, un constat s’impose : il n’y a pas de sport professionnel au paradis.
- Il en va de la politique comme du reste, ça a toujours l’air mieux dans les catalogues.
- Le sport, activité noble qui, à l’instar du rire, de la philatélie, de la cuisine au bain-marie et du cybersexe, permet à l’humain de dépasser son animalité.