Dans la vie, il y a deux drames : la naissance et la mort ; entre les deux, tout est à se rouler par terre.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Vie : passage sur terre. Mort : passage sous terre.
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie ; l’une nous ennuie, l’autre nous effraye.
Dans ce monde il y a deux attitudes : opter pour la vie et opter pour la mort.
La naissance est à la mort ce qu’est la promesse des fiançailles à la nuit de noce : c’est la mort qui consomme (dans les deux sens du mot : parfaire et détruire) le mariage entre l’âme et le temps.
Mourir, mourir… Mourir, ce n’est rien. Commence donc par vivre. C’est moins drôle, et c’est plus long.
Mourir ne devrait pas être plus difficile que de naître, mais comment se réconcilier avec sa propre mort ? Vivre, c’est regarder mourir les autres…
Cette imperturbable nature qui nous entoure est muraillée entre deux constantes immuables, la vie écourtée, encerclant la mort à l’infini.
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu’un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l’âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans le monde, la seconde balance l’âme jusqu’au ciel.
La tragédie de la mort est en ceci qu’elle transforme la vie en destin.
La mort n’est pas plus proche du vieillard que du nouveau-né ; la vie non plus.

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