Cette imperturbable nature qui nous entoure est muraillée entre deux constantes immuables, la vie écourtée, encerclant la mort à l’infini.
Image : Cette imperturbable nature qui nous entoure...

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- La mort n’est pas plus proche du vieillard que du nouveau-né; la vie non plus.
- L’éternité vient dans le temps, l’immensité dans la mesure, le Créateur dans la créature, dieu dans l’homme, la vie dans la mort...
- La vie s’enfuit et jamais ne s’arrête, la mort vient sur ses pas à étapes forcées.
- La mort ne serait-elle pas tout simplement le passage d’un complexe dimensionnel à un autre ?
- Dureté et rigidité sont compagnons de la mort. Fragilité et souplesse sont compagnons de la vie.
- La vie comprend deux périodes distinctes d’inégale longueur : l’une qui s’apparente à l’éternité parce qu’on y voit ni mal ni fin, l’autre qu’on appelle la vie quand il s’avère qu’elle s’achemine vers la cessation.
- Lorsque chaque chose est pleinement vécue jusqu’au bout, il n’y a pas de mort ni de regrets, pas plus qu’il n’y a de faux printemps; chaque moment vécu fait s’ouvrir un horizon plus vaste et plus large, dont la seule issue est la vie.
- II n’y a d’éternellement neuf que l’éternellement vieux. Il n’y a d’inépuisable que les lieux communs. Il n’y a que deux choses qui intéressent : l’amour et la mort. Tout sujet qui sort de l’ordinaire de la vie ne mérite aucune attention.
- Notre existence est un point, notre durée un instant, notre globe un atome. A peine a-t-on commencé à s’instruire un peu que la mort arrive avant qu’on ait de l’expérience.
- La mort est un malheur prévu, les peines de la vie sont infinies. L’infini n’est-il pas le secret des grandes mélancolies ?
- Solitaires, nous ne sommes même pas le lien entre la vie et la mort. Il n’y a pas de lien. Car la vie et la mort sont unies à jamais, indissociables comme l’eau mélangée au vin.
- Dans la vie, il y a deux drames : la naissance et la mort; entre les deux, tout est à se rouler par terre.
- Tous les mots sont adultes. Seul l’espace où ils retentissent les reconduit vers la mort perpétuelle où ils semblent naître toujours.
- Quelle autre chose est le temps qu’une route précipitée qui nous conduit continuellement à la mort malgré nous.
- Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie; l’une nous ennuie, l’autre nous effraye.