Solitaires, nous ne sommes même pas le lien entre la vie et la mort. Il n’y a pas de lien. Car la vie et la mort sont unies à jamais, indissociables comme l’eau mélangée au vin.
Image : Solitaires, nous ne sommes même pas...

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- Rien dans cette vie n’est vain. Rien dans cette vie ne dépend de nous. Cette vie nous est donnée, et avec elle nous est donnée bien plus que ce qui nous sera repris le jour de notre mort.
- On ne peut communiquer même avec la mort... C’est le plus difficile mais peut-être est-ce le sens de la vie...
- II n’y a d’éternellement neuf que l’éternellement vieux. Il n’y a d’inépuisable que les lieux communs. Il n’y a que deux choses qui intéressent : l’amour et la mort. Tout sujet qui sort de l’ordinaire de la vie ne mérite aucune attention.
- L’eau est source de vie. C’est pourquoi elle coule de nos yeux devant la mort.
- Sur le seuil du grand silence, on se rend compte que la vie n’est pas envoûtante parce qu’elle l’EST. Elle l’EST parce qu’elle est le contraire de la mort.
- On ne vit pas plus ou moins longtemps heureux. On l’est. Un point, c’est tout. Et la mort n’empêche rien - c’est un accident du bonheur en ce cas.
- La mort n’est rien. Elle n’est que l’extinction de l’artifice par lequel la nature vous a fait croire que vous étiez quelqu’un. La vie n’est rien. Elle n’est que la lumière que vous avez produit en croyant que vous étiez quelqu’un.
- Mais en Dieu il n’y a rien de fini : en Dieu, il n’y a rien de transitoire; en Dieu il n’y a rien qui tende vers la mort. Il s’ensuit que pour Dieu le présent n’existe pas.
- Cette imperturbable nature qui nous entoure est muraillée entre deux constantes immuables, la vie écourtée, encerclant la mort à l’infini.
- Le genre de mort, pas plus que le genre de vie, ne doivent être considérés comme punition ou récompense. La rémunération ne peut être de ce monde.
- En fait, la vie et la mort ne sont que la même personne.
- On ne se prépare pas à la mort, on se sépare de la vie.
- La mort n’est pas une fin. C’est un commencement. Elle est à l’origine de toute chose : nous venons de la mort.
- La mort n’est pas un train que chacun est libre de prendre ou de rater, un endroit auquel on a décidé tout à coup de ne pas se rendre. Il s’agit d’un train que personne ne peut manquer.