Le genre de mort, pas plus que le genre de vie, ne doivent être considérés comme punition ou récompense. La rémunération ne peut être de ce monde.
Écrivain, 1797-1863Le genre de mort, pas plus que le genre de vie, ne doivent être considérés comme punition ou récompense. La rémunération ne peut être de ce monde.
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Oeuvres completes, tome II
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La mort n’est pas un événement de la vie. On ne vit pas la mort.
La mort peut engendrer la vie, mais l’oppression ne peut engendrer rien d’autre qu’elle-même.
La peine de mort est une peine immorale, ou du moins inutile, parce qu’elle habitue le peuple au spectacle des supplices, et parce qu’elle ne répare rien ; car malheureusement la mort du meurtrier ne rend point la vie à la victime.
On n’invite pas la mort, elle s’impose.
La mort est une loi, non un châtiment.
La mort a un double aspect : elle est le non-être. Mais elle est aussi l’être, l’être atrocement matériel du cadavre.
La mort n’existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n’est pas.
Je vous le demande en votre âme et conscience : sans la peine de mort, est-ce la peine de vivre ?
Là où la vie n’avait aucune valeur, la mort avait parfois son prix. C’est pourquoi les tueurs de primes sont apparus.
En même temps, si on était mort, on ne pourrait pas se plaindre de la vie.

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