Biographie courte et informations sur Gaston Bachelard
Gaston Bachelard est né en 1884 à Bar-sur-Aube, en France. Après des débuts dans la fonction postale, il se tourne vers la philosophie et les sciences. Professeur à l'Université de Paris, il devient un épistémologue majeur, explorant la formation de l'esprit scientifique et l'imaginaire poétique. Ses travaux sur les obstacles à la connaissance ont marqué la pensée scientifique. Il est mort à Paris en 1962. Bachelard laisse un héritage durable en philosophie des sciences et de la poésie, influençant la pensée moderne.
- Aimer, c’est échapper au doute, c’est vivre dans l’évidence du cœur.
- Aimer, c’est se souvenir ensemble de ce qui n’est pas encore arrivé.
- Pour être heureux, il faut penser au bonheur d’un autre.
- La valeur d’une image se mesure à l’étendue de son auréole imaginaire.
- La mort de l’eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l’eau est infinie.
- Qu’est-ce que le vin ? C’est un corps vivant où se tiennent en équilibre les "esprits" les plus divers, les esprits volants et les esprits pondérés, conjonction d’un ciel et d’un terroir.
- Qui ne continue pas à apprendre est indigne d’enseigner.
- Dans l’oeuvre de la science seulement on peut aimer ce qu’on détruit, on peut continuer le passé en le niant, on peut vénérer son maître en le contredisant.
- Rien ne va de soi. Rien n’est donné. Tout se construit.
- En toutes circonstances, la vie prend trop pour avoir assez.
- La poésie apparaît comme un phénomène de la liberté.
- Toute connaissance est une réponse à une question.
- Le monde visible est fait pour illustrer la beauté du sommeil.
- L’eau est l’élément de la mort jeune et belle, de la mort fleurie, et, dans les drames de la vie et de la littérature, elle est l’élément de la mort sans orgueil ni vengeance, du suicide masochiste.
- Le romancier, qu’il le veuille ou non, nous révèle le fond de son être, encore qu’il se couvre littéralement de personnages. En vain, il se servira «d’une réalité» comme d’un écran. C’est lui qui projette cette réalité, c’est surtout lui qui l’enchaîne.
- Dans la contemplation, l’être rêvant apprend à s’animer de l’intérieur, il apprend à vivre le temps régulier, le temps sans élan et sans heurt. C’est le temps de la nuit.
- La science de la réalité ne se contente plus du comment phénoménologique; elle cherche le pourquoi mathématique.
- La vie est probablement ronde.
- La vie réelle se porte mieux si on lui donne ses justes vacances d’irréalité.
- Une psychologie de l’esprit en action est automatiquement la psychologie d’un esprit exceptionnel, la psychologie d’un esprit que tente l’exception : l’image nouvelle greffée sur une image ancienne.
- Parce que le poète nous découvre une nuance fugitive, nous apprenons à imaginer toute nuance comme un changement. Seule l’imagination peut voir les nuances, elle les saisit au passage d’une couleur à une autre.
- Face au réel, ce qu’on croit savoir clairement offusque ce qu’on devrait savoir. Quand il se présente à la culture scientifique, l’esprit n’est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l’âge de ses préjugés.
- Le rêve chemine linéairement, oubliant son chemin en courant. La rêverie travaille en étoile. Elle revient à son centre pour lancer de nouveaux rayons.
- La pensée pure doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c’est la pensée du néant.
- La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres.
- La mort est d’abord une image, et elle reste une image.