La valeur d’une image se mesure à l’étendue de son auréole imaginaire.
Écrivain, 1884-1962La valeur d’une image se mesure à l’étendue de son auréole imaginaire.
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L'air et les songes
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Une image n’est ni une présence visible pure, ni un écran tendu devant les choses. Elle est toujours un rapport entre deux choses. La photographie d’un visage nous le donne et soustrait la pensée qui l’anime.
Une bonne photographie est celle qui exprime pleinement ce que l’on ressent, au sens le plus profond, à propos de ce qui est photographié.
L’art est fait d’un détail bien choisi, qu’il soit pure imagination ou qu’il distille la réalité.
Employée comme moyen d’extériorisation d’un souci créateur, [la photographie] est autre chose qu’une simple copie de la nature. Autrement les « bonnes » photos ne seraient pas si rares.
La valeur réelle de l’art est en fonction de son pouvoir de révélation libératrice.
La tâche herculéenne d’un photographe est de capturer une image instantanée aussi belle dans la réalité que dans un rêve.
L’important, c’est que la photo possède une force constative, et que le constatif de la Photographie porte, non sur l’objet, mais sur le temps.
Trop de ressemblance fait prendre l’image pour ce qui lui donne naissance, trop de dissemblance fait disparaître l’apparence d’image, au point de faire croire que l’image est une réalité nouvelle.
Il y a une chose que la photographie doit contenir, l’humanité du moment. Ce genre de photographie est réaliste. Mais le réalisme ne suffit pas – il doit y avoir une vision, et les deux ensemble peuvent faire une bonne photo.
Quand les œuvres d’art sont difficiles d’accès, on est généralement récompensé de ses efforts : le cerveau oublie la difficulté mais pas les images.

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