Aimer, c’est échapper au doute, c’est vivre dans l’évidence du cœur.
Écrivain, 1884-1962Aimer, c’est échapper au doute, c’est vivre dans l’évidence du cœur.
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Source vérifiée
La Psychanalyse du feu (1938)
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Le cœur préfère l’amour qui fait souffrir à l’indifférence qui laisse isolé.
Le cœur, il en faut beaucoup pour aimer un peu.
La certitude d’avoir été, un jour, une fois, aimé – c’est l’envol définitif du cœur dans la lumière.
L’amour a de la peine quand deux cœurs qui s’éprennent ne se comprennent.
Ainsi est la vie, mon ami, et les inclinations du cœur ne se commandent pas ! Tel est fait pour être aimé, tel autre pour être moins aimé !
C’est pour vous rappeler à la réalité. L’amour lui-même, qui est une des rares choses auxquelles nous puissions, dans cette vallée d’erreurs et de larmes, dans cette galerie de faux-semblants, être tentés de croire, est frappé de malédiction. Il l’emporte de très loin sur toutes les bassesses du monde — mais il lui appartient encore : il en partage la misère. Reflet du sacré, il est un rêve, une nuée, une illusion scintillante. Un peu plus haut que tout le reste, il est une des facettes les plus brillantes et les plus enivrantes du néant de ce monde.
L’incertitude du cœur est l’aléa de l’amour : c’est sans doute ce qui fait qu’on se passionne de ce jeu-là.
Lorsque nous ne croyons pas avoir le droit d’exprimer le bonheur causé par la présence de l’être aimé, nous déversons les sensations dont surabonde notre cœur dans les objets extérieurs, que nos sentiments cachés embellissent.
L’espérance est dure à mourir au cœur amoureux.
Quel est donc l’être qui, – ayant un cœur pour aimer et du courage au cœur, – eût pu s’empêcher de prouver alors son amour ?

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