L’espérance est dure à mourir au cœur amoureux.
Écrivain, 1811-1872L’espérance est dure à mourir au cœur amoureux.
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Source vérifiée
Le Roman de la momie (1857), chapitre 9
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Si l’amour véritable est toujours contrarié, cela doit être un arrêt du destin.
Aimer, c’est vivre et mourir d’un pari infernal que l’on fait sur ce qui se passe dans l’âme de l’autre.
L’amour est le paroxysme à la fois de la joie et de la douleur. J’avoue que, dans les périodes de tourment, je peux hurler à la mort, mais toujours en me cachant.
L’amour est une chose qui meurt. Une fois mort, il pourrit, mais peut servir d’humus à un nouvel amour.
L’amour est un espoir. De là sa nuance de bassesse. Seulement, c’est un espoir envers soi-même, de pouvoir être assez bien pour plaire, etc. De là sa nuance de hauteur.
Car la douleur qui me serre le cœur raffermit, à chacun de ses battements, ma certitude qu’il est impossible d’autant aimer quelqu’un et de le perdre pour toujours.
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment, chagrin d’amour dure toute la vie.
Vouloir aimer sans risquer de souffrir est une contradiction, et vouloir vivre sans aimer, c’est se tuer.
Oh ! La promesse de souffrance est, depuis toujours, le principal ferment de l’amour.
Aimer, c’est jeter sur la vie une passerelle vers le merveilleux, et cela implique de déposer aux pieds de l’autre tout ce que l’on est : pleurs, inspirations, rêves et intestins.

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