Le rêve chemine linéairement, oubliant son chemin en courant. La rêverie travaille en étoile. Elle revient à son centre pour lancer de nouveaux rayons.
Écrivain, 1884-1962Le rêve chemine linéairement, oubliant son chemin en courant. La rêverie travaille en étoile. Elle revient à son centre pour lancer de nouveaux rayons.
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Source secondaire
La Psychanalyse du feu (1938), chapitre 2 (« Feu et rêverie »), p. 32
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Les rêves vivent leur vie de rêves et leur réalité naît de la nôtre comme l’ombre de la lumière.
Le rêve est un voyage en soi, hors de soi, dans la profondeur des choses et au-delà.
Comme une pollution nocturne, le rêve érotique témoigne de la passion rêvée.
Les rêves te font avancer et grandissent avec toi. Ils t’élèvent. Par contre, tu dois perdre tes illusions au plus vite. Les illusions t’empêchent de voir la vie telle qu’elle est et conduisent immanquablement à l’échec.
J’y pensais le jour, j’en rêvais la nuit… Et à force de rêver, je m’aperçus en rêvant… Je ne sais comment, de je ne sais quoi.
J’ai dans ma vie fait des rêves qui sont restés à jamais gravés en moi et ont modifié ma façon de voir. Ils ont envahi tout mon être, comme une goutte de vin dans de l’eau, et altéré la couleur de mes pensées.
Au réveil d’un doux rêve, on voudrait se rendormir pour le continuer ; mais vainement on s’efforce d’en ressaisir les vagues traces, comme les plis de la robe d’une femme aimée disparaissant derrière une portière qu’on ne pourrait soulever.
Un rêve passe derrière ses paupières, au fond de ses yeux noirs, comme un reflet d’obscurité dans l’eau d’un puits.
Dieu, ce dépotoir de nos rêves.
Et t’annulant sous ses voiles, pris à la nuit d’une fleur, donne des yeux à l’étoile, dont ton fantôme est le cœur.

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