Dieu, ce dépotoir de nos rêves.
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Dieu, ce dépotoir de nos rêves.
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Carnet D'un Biologiste
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Rêvons de l’éphémère et laissons-nous errer dans la belle folie des choses.
Nous sommes tous faits de l’étoffe des rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil.
La vie est un rêve, c’est le réveil qui nous tue.
Le rêve, à ce qu’il me paraît, est une défense et notre sauvegarde contre la routine et la banalité de l’existence, les libres vacances de l’imagination enchaînée, où elle s’amuse à mettre sens dessus dessous toutes les façons de la vie et à couper d’un jeu d’enfant joyeusement folâtre le perpétuel sérieux affairé de l’adulte.
Nous tissons notre destin, nous le tirons de nous comme l’araignée sa toile.
Nous rêvons une vie, nous en vivons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie.
Toute notre vie n’est que projection de nos rêves.
Si l’on rêve intensément à une chose, on finit toujours par la voir prendre corps.
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
Le rêve est bulle De vie Un bien majuscule Utile au chagrin.

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