Mais enfin quoi ? J’étais une femme qui avait aimé un homme. C’était une histoire simple ; il n’y avait pas de quoi faire des grimaces.
Écrivaine, 1935-2004Mais enfin quoi ? J’étais une femme qui avait aimé un homme. C’était une histoire simple ; il n’y avait pas de quoi faire des grimaces.
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J’ai éprouvé dans la suite que rien n’est plus capable d’inspirer du courage à une femme que l’intrépidité d’un homme qu’elle aime.
Mon orgueil de ne pas vouloir suivre une vie commune n’était qu’enfantillage puisque je la suivais, cette voie, et que j’aimais. J’aimais Odile tout unaniment, tout simplement, comme un homme aime une femme, comme il doit l’aimer.
Ma vie avait fait fausse route et mon contact avec les hommes n’était plus qu’un monologue intérieur. J’étais descendu si bas que si j’avais eu à choisir entre tomber amoureux d’une femme et lire un bon livre sur l’amour j’aurais choisi le livre.
Je n’ai pas subi la misère, je l’ai épousée par amour, ayant pu choisir une autre compagne.
Je ne me suis mariée qu’une seule fois avec ce que j’ai cru être l’homme de ma vie, pensant vivre le véritable amour, pour m’apercevoir en finalité que vraisemblablement tout était faux, que tout n’avait été qu’illusion.
Je ne suis pas du tout un playboy. J’ai passé mon temps à tomber amoureux de telle ou telle fille et de le lui dire avec un tel épanchement de passion et de tendresse, que rien quoi, ça se terminait toujours dramatiquement.
Dieu, pourquoi n’as-tu pas fait en premier la femme ? Quand tu étais frais ?
Je n’ai jamais aimé une femme qu’autant qu’elle me paraissait un miracle.
C’était l’amour pur, sans autre finalité que l’amour pour l’amour. Sans possession et sans jalousie.
Vivez tout à fait avec la femme et vous ne verrez plus rien de ce qui vous l’a fait aimer.

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