Je ne me suis mariée qu’une seule fois avec ce que j’ai cru être l’homme de ma vie, pensant vivre le véritable amour, pour m’apercevoir en finalité que vraisemblablement tout était faux, que tout n’avait été qu’illusion.
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- Je n’ai aucune confiance en moi, aucune vision de moi. Je ne me porte aucune valeur, aucun amour. Je suis dans une totale dépendance du regard de l’autre pour pouvoir exister.
- Vous seul au monde avez vu ce que je suis; car vous m’avez vue sous le coup d’un amour bien vrai et bien profond, puisqu’il est sans espoir; et qui n’a pas vu une femme amoureuse ne peut pas dire ce qu’elle est.
- Aimerais-je pour la première fois ? Ce que je connaissais en fait d’amour n’était-il pas de l’amour ? L’amour n’est-il que ce que je ressens à présent ?
- Pour autant, il serait excessif d’affirmer que si mon histoire d’amour avait réussi, je ne serais pas ce high jacker du dimanche. D’abord parce que la réussite d’une histoire d’amour, je ne sais pas ce que c’est. Quand l’amour peutil être considéré comme réussi ?
- Mais je l’aimais et il y a dans l’amour une grande capacité non seulement d’illusion, mais encore d’oubli.
- Je n’ai pas subi la misère, je l’ai épousée par amour, ayant pu choisir une autre compagne.
- Je ne voulais pas me marier parce que le mariage c’est pour toute la vie, et que toute la vie pour t’aimer, me semblait un peu court. L’éternité serait un bon compromis.
- L’amour que je lui portais avait autant d’évidence que le fait indubitable de ma propre existence.
- Je venais de perdre mon premier amour, celui qui marque le plus douloureusement; sans doute parce qu’à mon âge, stupidement, on a la naïveté de le croire éternel. Mais s’il l’était vraiment éternel l’appellerait-on encore premier ?
- Comme il m’est difficile de garder assez d’amour en moi pour ne pas m’effrayer de cette nouvelle femme qui émerge de la femme tant aimée devenue d’autant plus méconnaissable que tout d’elle est encore là mais sans elle !
- Les hommes ne savent jamais comment il faut aimer. Rien ne les contente. Tout ce qu’ils savent, c’est rêver. Tandis que nous, nous savons qu’il faut se dépêcher d’aimer, partager le même lit, se donner la main, craindre l’absence. Quand on aime, on ne rêve à rien.
- On dit que le premier amour est toujours le dernier il est clair qu’il ne serait pas devenu ce qu’il a été s’il ne l’avait pas croisée...
- Tu ne peux pas aimer une femme, un homme, sans les avoir d’abord inventés, tu ne peux pas aimer l’autre sans l’avoir d’abord inventé, imaginé, parce qu’une belle histoire d’amour, ce sont d’abord deux êtres qui s’inventent, ce qui rend la part de réalité acceptable, et indispensable même, comme matériau de départ. Ce qu’on appelait jadis le « grand amour », c’est le dévouement pendant toute une vie et souvent jusqu’à l’extrême vieillesse de deux êtres à cette œuvre d’imagination qu’ils ont créé ensemble et réciproquement, deux êtres qui se sont d’abord inventés….
- La vraie maison de l’amour est toujours une cachette. La fidélité n’était d’ailleurs pas pour moi un contrat d’exclusivité : elle était une notion de dévouement et de communion dans le même sens des valeurs.
- Je croyais que j’étais amoureux. Je savais ce que ça voulait dire, je connaissais les mots, mais je viens seulement d’en comprendre le sens. L’amour, c’est autre chose.