Tu ne peux pas aimer une femme, un homme, sans les avoir d’abord inventés, tu ne peux pas aimer l’autre sans l’avoir d’abord inventé, imaginé, parce qu’une belle histoire d’amour, ce sont d’abord deux êtres qui s’inventent, ce qui rend la part de réalité acceptable, et indispensable même, comme matériau de départ. Ce qu’on appelait jadis le « grand amour », c’est le dévouement pendant toute une vie et souvent jusqu’à l’extrême vieillesse de deux êtres à cette œuvre d’imagination qu’ils ont créé ensemble et réciproquement, deux êtres qui se sont d’abord inventés….
Image : Tu ne peux pas aimer une...

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- L’amour, tu sais, ce dont il a le plus besoin, c’est l’imagination. Il faut que chacun invente l’autre avec toute son imagination, avec toutes ses forces et qu’il ne cède pas un pouce de terrain à la réalité; alors là, lorsque deux imaginations se rencontrent... Il n’y a rien de plus beau.
- Il est une part humaine qui ne peut pas se passer d’imaginaire, c’est notre part d’amour. Parce qu’une belle histoire d’amour, ce sont d’abord deux êtres qui s’inventent.
- Un très grand amour, ce sont deux rêves qui se rencontrent et, complices, échappent jusqu’au bout à la réalité.
- Les hommes ne savent jamais comment il faut aimer. Rien ne les contente. Tout ce qu’ils savent, c’est rêver. Tandis que nous, nous savons qu’il faut se dépêcher d’aimer, partager le même lit, se donner la main, craindre l’absence. Quand on aime, on ne rêve à rien.
- L’amour a dû être inventé pour poétiser la vie.
- C’est pour vous rappeler à la réalité. L’amour lui-même, qui est une des rares choses auxquelles nous puissions, dans cette vallée d’erreurs et de larmes, dans cette galerie de faux-semblants, être tentés de croire, est frappé de malédiction. Il l’emporte de très loin sur toutes les bassesses du monde — mais il lui appartient encore : il en partage la misère. Reflet du sacré, il est un rêve, une nuée, une illusion scintillante. Un peu plus haut que tout le reste, il est une des facettes les plus brillantes et les plus enivrantes du néant de ce monde.
- Le premier attrait de l’amour est la nouveauté, presque tous les amours meurent avec elle, car alors il n’y a plus rien, la nouveauté n’est plus; l’habitude n’est pas encore, mais si l’amour survit à cette crise, et devient une habitude, il ne meurt plus.
- On ne saurait aimer le passé d’autrui; par contre, l’amour peut se porter vers son avenir, et il le doit, car, aimer vraiment, c’est vouloir le bien de l’être qu’on aime, et l’on ne peut vouloir ce bien que dans le futur.
- La nécessité de l’amour est la seule qui soit vraiment belle. Arriver à cette connaissance, telle est la tâche de l’histoire du monde.
- Les hommes ne sont pas faits pour s’aimer - malgré le mot d’ordre bien connu. Alors il faut qu’ils s’aident à survivre sans l’amour.
- La chair des mots d’amour, s’était putréfiée au fil des ans. Que voulait dire aimer sans les baisers, les caresses, sans les plaisirs que les sexes se donnent l’un à l’autre, s’offrent jusqu’à l’épuisement.
- Une fois que vous aurez développé une conception de l’amour suffisamment idéale, suffisamment noble et parfaite, vous êtes fichu. Rien ne pourra désormais vous suffire. Pourtant, vous devez rester vivant - au moins un certain temps.
- L’amour il faut le réinventer tous les jours, même dans la vie du couple. Si on n’arrose pas cette plante délicate qui est là, si on ne la soigne pas, l’amour, comme tout dans la vie, est mortel.
- A vingt ans, l’amour est inconditionnel, irraisonné, passionné. On le croit éternel, on n’imagine pas qu’il puisse s’arrêter. Les certitudes sont vissées au corps, les promesses s’additionnent aux projets.
- L’homme et la femme entendent chacun quelque chose de différent par le terme amour - et il appartient aux conditions de l’amour chez les deux sexes que l’un ne présuppose pas chez l’autre le même sentiment, la même notion d’amour.