Une fois que vous aurez développé une conception de l’amour suffisamment idéale, suffisamment noble et parfaite, vous êtes fichu. Rien ne pourra, désormais, vous suffire. […] Pourtant, vous devez rester vivant – au moins un certain temps.
ÉcrivainUne fois que vous aurez développé une conception de l’amour suffisamment idéale, suffisamment noble et parfaite, vous êtes fichu. Rien ne pourra, désormais, vous suffire. […] Pourtant, vous devez rester vivant – au moins un certain temps.
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Rester vivant et autres textes
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Aimer ou avoir aimé, cela suffit. Ne demandez rien ensuite. On n’a pas d’autre perle à trouver dans les plis ténébreux de la vie. Aimer est un accomplissement.
En amour il n’est rien d’impossible, sois patient, parfois indifférent, et l’impossible devient possible.
Voilà peut-être ce qu’il faudrait accepter : on ne fait que passer. Et quand bien même l’amour, le combat, la souffrance à en devenir fou… De tout ça un jour il ne reste rien.
À quoi ça sert d’aimer, quand c’est pas réciproque, sinon à se pourrir la vie ?
Il faut se quitter quelquefois pour s’aimer toujours.
Et l’absence de ce qu’on aime,
Quelque peu qu’elle dure, a toujours trop duré.
Il ne suffit pas d’être en vie, il faut être vivant. C’est à dire savoir à chaque instant qu’on est au cœur d’un prodige et être en contact, en harmonie avec lui.
Si l’amour véritable est toujours contrarié, cela doit être un arrêt du destin.
À vingt ans, l’amour est inconditionnel, irraisonné, passionné. On le croit éternel, on n’imagine pas qu’il puisse s’arrêter. Les certitudes sont vissées au corps, les promesses s’additionnent aux projets.
L’amour ne peut pas vous sauver de votre propre destin.

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