Je ne suis pas du tout un playboy. J’ai passé mon temps à tomber amoureux de telle ou telle fille et de le lui dire avec un tel épanchement de passion et de tendresse, que rien quoi, ça se terminait toujours dramatiquement.
Image : Je ne suis pas du tout...

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- Devenir. Ce verbe m’avait toujours obsédée, mais c’est en cette circonstance que je m’en rendis compte pour la première fois. Je voulais devenir, même sans savoir quoi. Et j’étais devenue, ça c’était certain, mais sans objet déterminé, sans vraie passion, sans ambition précise.
- Plaignons ceux qui pensent : Je ne suis pas beau, parce que l’Amour n’a pas frappé à ma porte. En réalité, l’Amour a frappé, mais ils n’ont pas ouvert parce qu’ils n’étaient pas préparés à le recevoir.
- Une fille dont on tombe amoureux devient aussitôt, qu’elle le veuille ou non, une actrice. Même et surtout si elle ne partage pas votre sentiment - et mille fois plus encore si elle n’est pas au courant de votre passion.
- Je ne supporte pas le masque d’amour; il faut se lancer avec folie dans l’amour.
- Je ne lui dis jamais mon amour en paroles pourtant, si les regards ont un langage, la plus simple d’esprit aurait pu deviner que j’étais amoureux fou.
- Je lui lance un regard insistant. J’ai envie de l’embrasser. Jamais je n’ai eu autant envie de quelque chose dans ma vie.
- Comme il m’est difficile de garder assez d’amour en moi pour ne pas m’effrayer de cette nouvelle femme qui émerge de la femme tant aimée devenue d’autant plus méconnaissable que tout d’elle est encore là mais sans elle !
- L’amour est temporaire en tout cas chez l’homme, et il ne survit pas à la perte du fantasme et de l’image suscitée par une femme. Mesdames, quand vous tombez amoureuses, soyez certaines que vous souffrirez.
- Je ne veux pas dire par là que j’avais cessé de l’aimer, que je l’avais oubliée, que son image avait pâli; au contraire : elle m’habitait jour et nuit, comme une nostalgique silencieuse; je la désirais comme on désire des choses perdues à jamais.
- Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m’en défendre.
- J’ai été dans ma jeunesse assez heureux pour m’attacher à des femmes que j’ai cru qui m’aimaient; dès que j’ai cessé de le croire, je m’en suis détaché soudain.
- Mon orgueil de ne pas vouloir suivre une vie commune n’était qu’enfantillage puisque je la suivais, cette voie, et que j’aimais. J’aimais Odile tout unaniment, tout simplement, comme un homme aime une femme, comme il doit l’aimer.
- J’ai toujours dit que ma préférence allait pour les filles plus jeunes que moi. C’est ma façon de prolonger une séduction fanée, une jeunesse perdue.
- J’étais dans une apesanteur de fin d’histoire d’amour, la brusque suspension des sentiments, une sorte de vertige que donnent le détachement, la distance, une appréhension différente du temps.