Biographie courte et informations sur Elena Ferrante
Elena Ferrante est un pseudonyme d'une écrivaine italienne née le 5 avril 1943 à Naples. Elle écrit des romans, des nouvelles et des essais. Elle reste discrète et refuse les apparitions publiques. Elena Ferrante est surtout connue pour la série L'Amie prodigieuse, publiée entre 2011 et 2014. Cette saga raconte l'amitié entre deux femmes de leur enfance à Naples jusqu'à l'âge adulte. Ses livres ont été traduits dans une quarantaine de langues. Parmi ses autres ouvrages célèbres, on peut citer L'Amour harcelant, Les Jours de mon abandon et Poupée volée. Les recherches montrent que ses écrits utilisent une langue italienne proche du standard, malgré leur cadre populaire. Elena Ferrante a reçu une grande reconnaissance internationale et figure parmi les personnalités influentes dans le monde littéraire.
- C’était une vieille crainte, une crainte qui ne m’était jamais passée : la peur qu’en ratant des fragments de sa vie, la mienne ne perde en intensité et en importance.
- Une société qui trouve naturel d’étouffer autant d’énergies intellectuelles féminines avec les tâches domestiques et l’éducation des enfants, est sa propre ennemie et ne s’en aperçoit même pas.
- Devenir. Ce verbe m’avait toujours obsédée, mais c’est en cette circonstance que je m’en rendis compte pour la première fois. Je voulais devenir, même sans savoir quoi. Et j’étais devenue, ça c’était certain, mais sans objet déterminé, sans vraie passion, sans ambition précise.
- Le langage ordurier de notre milieu d’origine était utile pour agresser ou se défendre mais, précisément parce que c’était la langue de la violence, loin de faciliter les confidences intimes, il les empêchait.
- La plèbe, c’était nous. La plèbe, c’étaient ces disputes pour la nourriture et le vin, cet énervement contre ceux qui étaient mieux servis et en premier, ce sol crasseux sur lequel les serveurs passaient et repassaient et ces toasts de plus en plus vulgaires.
- La vie est légère, il ne faut permettre à personne de nous la rendre pesante.
- Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.
- C’est à cause de cette insatisfaction de la tête que le corps tombe malade.
- L’argent invente des horizons, des situations, il invente la vie des gens. Tu n’imagines pas combien de personnes je peux rendre heureuses ou bien détruire, rien qu’en signant un chèque !
- Était-il possible que les parents ne meurent jamais et que chaque enfant les couve en soi, de manière inéluctable ? Ma mère avec sa démarche boiteuse surgirait-elle donc vraiment un jour en moi, avec la fatalité d’un destin ?