Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.
Image : Je ne suis pas nostalgique de...

Citations similaires à "Je ne suis pas nostalgique de..." :
- Était-il possible que les parents ne meurent jamais et que chaque enfant les couve en soi, de manière inéluctable ? Ma mère avec sa démarche boiteuse surgirait-elle donc vraiment un jour en moi, avec la fatalité d’un destin ?
- Le langage ordurier de notre milieu d’origine était utile pour agresser ou se défendre mais, précisément parce que c’était la langue de la violence, loin de faciliter les confidences intimes, il les empêchait.
- La violence exerce un phénomène d’aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, cela crée le sentiment d’une mission, d’un statut, d’une reconnaissance.
- La violence n’est pas innée chez l’homme. Elle s’acquiert par l’éducation et la pratique sociale.
- La seule manière de sortir de la violence consisterait à prendre conscience des mécanismes de répulsion, d’exclusion, de haine ou encore de mépris afin de les réduire à néant grâce à une éducation de l’enfant relayée par tous.
- La violence ne produit pas que de la violence. J’ai répété cette phrase longtemps, que la violence est cause de la violence, je me suis trompé. La violence nous avait sauvés de la violence.
- La vie est un combat et il faut s’y entraîner dès l’enfance. Les camarades sont meilleurs éducateurs que les parents, parce que sans pitié.
- Il arrive que les enfants éprouvent des exigences plus grandes que celles de leurs parents et qu’ils adoptent devant l’adversité une attitude plus violente que la leur. Ils laissent loin, très loin, derrière eux, leurs parents. Et ceux-ci, désormais, ne peuvent plus les protéger.
- Dans l’âge mûr, on s’entend mieux à se garder contre le malheur, dans la jeunesse à le supporter.
- Tu sais, vous autres enfants n’êtes pas moins cruels que nous autres parents ne l’avons été. Vous êtes plus à cheval sur vos droits, c’est tout.
- L’histoire des guerres entraîne la jeunesse à admirer la violence, l’histoire de la culture lui enseigne le respect de l’esprit, l’une lui fait ressentir la guerre, l’autre, la paix, comme la plus haute réalisation humaine.
- Il faut voir dans les mythes le récit nécessairement déformé d’une violence collective spontanée qui rassemble à nouveau une communauté que la rivalité mimétique a fait voler en éclats.
- Une extraordinaire enfance semblait sourdre sur ses traits de toutes les meurtrissures creusées par la fatigue et l’insomnie, et un sentiment exalté de victoire m’envahit soudain : ce visage que j’emportais dans mon songe vivait comme il n’avait jamais vécu.
- Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature et ne peut s’incliner que devant une plus grande violence.