Dans l’âge mûr, on s’entend mieux à se garder contre le malheur, dans la jeunesse à le supporter.
Philosophe, 1788-1860Dans l’âge mûr, on s’entend mieux à se garder contre le malheur, dans la jeunesse à le supporter.
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Il faut bien que jeunesse se passe, et supporter patiemment que celle des autres se passe de nous.
L’inexpérience du jeune âge a besoin d’être gouvernée par la prudence de la vieillesse.
On profite mieux de l’adolescence quand on n’est pas égocentrique mais malheureusement, l’égocentrisme en est le symptôme majeur.
Puisse l’enfance ne servir qu’à l’ornement de la vie et ne pas être immolée à des chimères !
C’est par la souffrance que l’on grandit le plus.
La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion.
Il y a des traits qu’on n’enlève pas aux gens, qu’ils portent sur eux toute leur vie, malgré la vieillesse, malgré la laideur, malgré les épreuves. Cela peut être la douceur. Ou l’enfance. Ou le malheur.
L’enfance déconcerte souvent la jeunesse, plus éprise d’affirmer sa maturité naissante que de raviver les souvenirs encore proches de l’adolescence.
La jeunesse n’ose pas se regarder au miroir de la conscience quand elle verse du côté de l’injustice, tandis que l’âge mûr s’y est vu : là gît toute la différence entre ces deux phases de la vie.
La vie est un combat et il faut s’y entraîner dès l’enfance. Les camarades sont meilleurs éducateurs que les parents, parce que sans pitié.

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