Il faut bien que jeunesse se passe, et supporter patiemment que celle des autres se passe de nous.
Écrivain, 1895-1974Source : Notes sur le Rire (1947)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Il faut bien que jeunesse se passe, et supporter patiemment que celle des autres se passe de nous.
Écrivain, 1895-1974Source : Notes sur le Rire (1947)
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Dans l’âge mûr, on s’entend mieux à se garder contre le malheur, dans la jeunesse à le supporter.
Ainsi va le monde : l’insouciance de la jeunesse cédant le pas à la nécessité de payer ses factures et d’assumer ses responsabilités, nous sommes tous voués à reprendre le modèle que, durant notre adolescence rebelle, nous nous étions juré de ne jamais répéter.
La jeunesse m’interpelle, car tout semble flottant et changeant pendant ce passage. Il est possible de faire des erreurs qui ruineront le reste de notre existence. Un jeune n’a pas la maturité de comprendre les ramifications qu’engendrent ses décisions.
On profite mieux de l’adolescence quand on n’est pas égocentrique mais malheureusement, l’égocentrisme en est le symptôme majeur.
La jeunesse est une acquisition de l’âge mûr.
Dans l’enfance, tout le monde se donne à nous ; dans la jeunesse, nous nous donnons aux autres ; dans la vieillesse, nous nous concentrons en nous-mêmes.
La jeunesse a le grand tort de se croire indispensable : d’ailleurs, sans les personnes âgées, il n’y aurait pas de jeunes !
C’est le propre de la jeunesse de couper les liens, d’ouvrir des chemins nouveaux, de rêver de liberté.
Je crois que le jeune, beaucoup plus que des paroles, attend des actes.
La jeunesse est capable de toutes les abnégations.

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