C’est le propre de la jeunesse de couper les liens, d’ouvrir des chemins nouveaux, de rêver de liberté.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Être jeune, c’est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d’une civilisation périmée, oser ce que d’autres n’ont pas le courage d’entreprendre, en somme, se replonger dans l’élémentaire.
Il faut bien que jeunesse se passe, et supporter patiemment que celle des autres se passe de nous.
Et la jeunesse ? C’est sentir la folie du monde adulte et la refuser. C’est croire aux vertus de la parole, au profond désir de paix.
Chez ces jeunes, l’attitude rebelle, fréquente à l’adolescence, adopte la culture communautariste.
L’ego est un truc de jeunesse.
La jeunesse trouve la révolte en elle-même, quand elle ne la trouve pas près d’elle.
Fuguer tôt est banal. Se quitter à la fin de l’adolescence avec la certitude que l’on ne renouera pas avec son histoire personnelle, que l’on part très loin pour ne plus revenir, que l’on se soustrait au monde réel, est beaucoup moins fréquent.
Croire la jeunesse heureuse est l’illusion de ceux qui l’ont perdue.
Ainsi va le monde : l’insouciance de la jeunesse cédant le pas à la nécessité de payer ses factures et d’assumer ses responsabilités, nous sommes tous voués à reprendre le modèle que, durant notre adolescence rebelle, nous nous étions juré de ne jamais répéter.
C’est le propre de la jeunesse de comparer la brise à un tourbillon.

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