La jeunesse trouve la révolte en elle-même, quand elle ne la trouve pas près d’elle.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons La jeunesse trouve la révolte en elle-même, quand elle ne la trouve pas près d’elle.
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Œuvres complètes de W. Shakespeare (trad. François-Victor Hugo)
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Chez ces jeunes, l’attitude rebelle, fréquente à l’adolescence, adopte la culture communautariste.
La jeunesse est anarchiste ; elle s’insurge contre ce qui est.
C’est le propre de la jeunesse de couper les liens, d’ouvrir des chemins nouveaux, de rêver de liberté.
Être jeune, c’est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d’une civilisation périmée, oser ce que d’autres n’ont pas le courage d’entreprendre, en somme, se replonger dans l’élémentaire.
La jeunesse une fois passée, il est rare qu’on reste confiné dans l’insolence.
La jeunesse, ce n’est ni la force, ni la souplesse, ni même la jeunesse comme tu disais : c’est la passion pour l’inutile.
Finalement l’adolescence se vit à la fois comme un exil et comme une initiation au terme de cet exil.
C’est à l’âge adulte qu’un adolescent qui méprisait ses parents les retrouvent tels qu’en lui-même.
Et la jeunesse ? C’est sentir la folie du monde adulte et la refuser. C’est croire aux vertus de la parole, au profond désir de paix.
La violence exerce un phénomène d’aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, cela crée le sentiment d’une mission, d’un statut, d’une reconnaissance.

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