Finalement l’adolescence se vit à la fois comme un exil et comme une initiation au terme de cet exil.
Médecin, 1908-1988Finalement l’adolescence se vit à la fois comme un exil et comme une initiation au terme de cet exil.
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La Cause des adolescents
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L’existence est un exil, et nous sommes tous des exilés dans la vie.
Chez ces jeunes, l’attitude rebelle, fréquente à l’adolescence, adopte la culture communautariste.
La jeunesse trouve la révolte en elle-même, quand elle ne la trouve pas près d’elle.
Fuguer tôt est banal. Se quitter à la fin de l’adolescence avec la certitude que l’on ne renouera pas avec son histoire personnelle, que l’on part très loin pour ne plus revenir, que l’on se soustrait au monde réel, est beaucoup moins fréquent.
C’est le propre de la jeunesse de couper les liens, d’ouvrir des chemins nouveaux, de rêver de liberté.
[La cinquantaine], c’est l’adolescence qui revient de l’autre côté de la vie adulte — le serre-livres correspondant — avec ses troubles de l’identité, ses mauvaises surprises physiques et la force qu’il faut pour s’en accommoder.
On profite mieux de l’adolescence quand on n’est pas égocentrique mais malheureusement, l’égocentrisme en est le symptôme majeur.
Les voyages déforment la jeunesse.
C’est vrai il y a eu une génération où le voyage faisait partie d’une réelle initiation à la vie, le passage de l’adolescence à la vie d’homme. Mais pour nous, rien. Ah si, j’oubliais : la première capote. Ca a été notre initiation à nous.
C’est à l’âge adulte qu’un adolescent qui méprisait ses parents les retrouvent tels qu’en lui-même.

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