Dans l’enfance, tout le monde se donne à nous ; dans la jeunesse, nous nous donnons aux autres ; dans la vieillesse, nous nous concentrons en nous-mêmes.
Écrivain, 1753-1830Dans l’enfance, tout le monde se donne à nous ; dans la jeunesse, nous nous donnons aux autres ; dans la vieillesse, nous nous concentrons en nous-mêmes.
Écrivain, 1753-1830Partager sur
Source vérifiée
Les quatre âges de la vie : étrennes à tous les âges
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir, qui lui sont propres ; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres.
Il faut bien que jeunesse se passe, et supporter patiemment que celle des autres se passe de nous.
En chaque enfant, on l’ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d’être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu’on ait à son égard le comportement et le respect que l’on a vis-à-vis d’un adulte. Il a raison.
On ne vieillit que quand on le veut bien. Ce sont les enfants qui ont inventé la vieillesse pour mettre leurs parents sous la remise.
Le nombre est petit de ceux d’entre nous qui savent vieillir, et pourtant le passage est autrement difficile de l’enfance à l’âge mûr. Nul homme ne peut se flatter de l’avoir franchi impunément, sinon peut-être les saints et les génies. Oh ! Sans doute, il y a ce « mûrissement » des dons naturels de l’enfance, cet approfondissement des expériences de l’enfance, mais pour mûrir les dons de l’enfance, ou en approfondir les expériences, il faudrait d’abord apprécier la valeur des unes et des autres, il faudrait juger l’âge mûr par rapport à l’enfance, et non pas l’enfance par rapport à l’âge mûr.
Il faut croire que les enfants et les bêtes sont comme tout le monde : on aime toujours bien qui est plus bête ou plus enfant que soi.
Ainsi va le monde : l’insouciance de la jeunesse cédant le pas à la nécessité de payer ses factures et d’assumer ses responsabilités, nous sommes tous voués à reprendre le modèle que, durant notre adolescence rebelle, nous nous étions juré de ne jamais répéter.
L’ego est un truc de jeunesse.
La famille de bon exemple est celle où l’on s’entraide et s’entr’aime, où jeunes et vieux cheminent dans la bonne voie en se donnant la main. C’est un milieu salutaire où l’on s’épanouit doucement.
Je crois qu’on devient adulte à travers un objet d’amour : un être humain, dieu, les autres, en fait tout ce qui vous sort de vous-mêmes.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.