L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir, qui lui sont propres ; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres.
Écrivain · 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour · Domaine public · Wikimedia Commons L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir, qui lui sont propres ; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres.
Écrivain · 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour · Domaine public · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
La nature veut que les enfans soient enfans avant que d’être hommes. Si nous voulons pervertir cet ordre, nous produirons des fruits précoces qui n’auront ni maturité ni saveur, & ne tarderont pas à se corrompre: nous aurons de jeunes docteurs & de vieux enfans.L’enfance a des manieres de voir, de penser, de sentir, qui lui sont propres; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres; & j’aimerois autant exiger qu’un enfant eût cinq pieds de haut, que du jugement à dix ans. En effet, à quoi lui serviroit la raison à cet âge? Elle est le frein de la force, & l’enfant n’a pas besoin de ce frein.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Le sens de la vie personnelle est de retourner à l’enfance, ou plutôt de faire apparaître l’enfant qui jamais n’a disparu.
Puisse l’enfance ne servir qu’à l’ornement de la vie et ne pas être immolée à des chimères !
Je vois l’enfance comme une force extraordinaire dont on peut faire ce qu’on veut, où tout est possible, il ne s’agit pas d’un âge ni même d’une nostalgie, c’est une forme de lumière, ni noire ni blanche, une énergie.
En chaque enfant, on l’ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d’être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu’on est à son égard le comportement et le respect que l’on a vis-à-vis d’un adulte. Il a raison.
Moi je veux pas que l’enfance soit considérée comme un échafaudage. Y a des gens qui s’empressent de retirer l’échafaudage et ils oublient leur enfance. Je crois qu’un être doit être dans une permanente construction.
On ne connaît point l’enfance : sur les fausses idées qu’on en a, plus on va, plus on s’égare.
L’enfance, c’est l’envers de la vieillesse : c’est ne rien savoir et pouvoir tout faire.
Un enfant est un individu, un être détaché qui grandit à sa manière. On ne peut pas prévoir ce qu’il deviendra. On peut espérer, tenter de l’influencer, être contrariée, mais on ne peut rien changer.
L’éducation consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être.
L’enfance a le mérite sublime de rester seulement curieuse de la vie.

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