L’enfance déconcerte souvent la jeunesse, plus éprise d’affirmer sa maturité naissante que de raviver les souvenirs encore proches de l’adolescence.
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- Jusqu’à l’adolescence, la mémoire est tournée vers l’avenir plus que vers le passé, et les souvenirs que j’avais gardés de ce village n’étaient pas encore idéalisés par la nostalgie.
- L’adolescence ne laisse un bon souvenir qu’aux adultes ayant mauvaise mémoire.
- Mon adolescence d’abord, puis ma jeunesse ont pris à marcher des plaisirs dont je n’ai qu’à chercher, dans ma mémoire, l’image fraîche encore, pour me sentir de nouveau jeune et prêt à partir.
- Plus tard on voit les choses d’une façon plus pratique, en pleine conformité avec le reste de la société, mais l’adolescence est le seul temps où l’on ait appris quelque chose.
- On profite mieux de l’adolescence quand on n’est pas égocentrique mais malheureusement, l’égocentrisme en est le symptôme majeur.
- C’est à l’âge adulte qu’un adolescent qui méprisait ses parents les retrouvent tels qu’en lui-même.
- Crise d’adolescence : en réalité, le seul moment où l’homme, ayant mesuré son destin, est tenté d’aller jusqu’au bout de ses pensées.
- Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu’on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l’âge de son coeur.
- On parle souvent des rêves de la jeunesse. On oublie trop ses calculs.
- La jeunesse m’interpelle, car tout semble flottant et changeant pendant ce passage. Il est possible de faire des erreurs qui ruineront le reste de notre existence. Un jeune n’a pas la maturité de comprendre les ramifications qu’engendrent ses décisions.
- Il semble que nous ne faisons que languir dans l’âge mûr pour dire les rêves de notre enfance, et ils s’évanouissent de notre mémoire avant que nous ayons pu apprendre leur langage.
- Fuguer tôt est banal. Se quitter à la fin de l’adolescence avec la certitude que l’on ne renouera pas avec son histoire personnelle, que l’on part très loin pour ne plus revenir, que l’on se soustrait au monde réel, est beaucoup moins fréquent.
- Ils étaient passé sans transition de l’enfance à l’épuisement et à la préparation à la mort, sans avoir droit aux quelques années d’oubli du monde et de la réalité que les autres appellent la jeunesse.
- Moi je veux pas que l’enfance soit considérée comme un échafaudage. Y a des gens qui s’empressent de retirer l’échafaudage et ils oublient leur enfance. Je crois qu’un être doit être dans une permanente construction.
- Puisse l’enfance ne servir qu’à l’ornement de la vie et ne pas être immolée à des chimères !