Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu’on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l’âge de son coeur.
Image : Les premières années de notre enfance...

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- Il semble que nous ne faisons que languir dans l’âge mûr pour dire les rêves de notre enfance, et ils s’évanouissent de notre mémoire avant que nous ayons pu apprendre leur langage.
- Peut-être même que l’enfance, ça n’existe pas. Peut-être qu’à n’importe quel âge, on encaisse le monde comme il va et puis c’est tout. Et seulement certaines heures en s’écoulant font comme des marques noires qui vous construisent.
- Moi je veux pas que l’enfance soit considérée comme un échafaudage. Y a des gens qui s’empressent de retirer l’échafaudage et ils oublient leur enfance. Je crois qu’un être doit être dans une permanente construction.
- Il était impossible d’ajuster le langage à ces souvenirs - tout simplement, il n’existait pas de mots adultes pour ces impressions d’enfance.
- Les parents ne découvrent que très tard - trop tard parfois, hélas ! - qu’il est difficile de se faire aimer par leurs enfants.
- N’est-ce pas une vie bien ordonnée, que celle où l’on a consacré sa jeunesse à b..., son âge mûr à écrire, et sa vieillesse à dire la vérité ?
- La vraie tragédie de la vie, c’est qu’on devient vieux trop tôt et sage trop tard.
- Comme tous les enfants, il ne vivait que du présent car le passé s’évanouissait tôt dans l’oubli, et l’avenir n’éveillait en lui qu’impatience.
- Face au réel, ce qu’on croit savoir clairement offusque ce qu’on devrait savoir. Quand il se présente à la culture scientifique, l’esprit n’est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l’âge de ses préjugés.
- Quand on vieillit, toutes les choses que l’on a pas vues dans sa jeunesse, on n’y croit pas. Les autres, on les comprend moins. Il ne reste que ce qui est vrai.
- Fuguer tôt est banal. Se quitter à la fin de l’adolescence avec la certitude que l’on ne renouera pas avec son histoire personnelle, que l’on part très loin pour ne plus revenir, que l’on se soustrait au monde réel, est beaucoup moins fréquent.
- L’enfance, c’est l’envers de la vieillesse : c’est ne rien savoir et pouvoir tout faire.
- En vieillissant, on cherche sa propre jeunesse et on éprouve des joies stupides à partir de petits souvenirs.
- L’enfance déconcerte souvent la jeunesse, plus éprise d’affirmer sa maturité naissante que de raviver les souvenirs encore proches de l’adolescence.
- Le temps, c’est rien que de la soustraction depuis qu’on naît, comme sur le cahier de mon père, et on n’en a même pas conscience tant qu’on est qu’une enfant.