En vieillissant, on cherche sa propre jeunesse et on éprouve des joies stupides à partir de petits souvenirs.
Écrivain, 1881-1942En vieillissant, on cherche sa propre jeunesse et on éprouve des joies stupides à partir de petits souvenirs.
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Le voyage dans le passé
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La jeunesse rit de tout ce qui n’est pas jeune, sans penser qu’elle vieillira.
Si la jeunesse a l’espérance, la vieillesse a le souvenir.
L’enfance déconcerte souvent la jeunesse, plus éprise d’affirmer sa maturité naissante que de raviver les souvenirs encore proches de l’adolescence.
Le drame de la vieillesse n’est pas qu’on est vieux, mais bien qu’on fût jeune.
En vieillissant, on prend conscience de l’impermanence des choses.
Nous, les humains, nous sommes condamnés à la nostalgie. La nostalgie, c’est simplement regarder le chemin parcouru depuis l’enfance. La nostalgie, c’est un sentiment humain positif.
On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
Amis, qu’est-ce qu’une grande vie, sinon une pensée de la jeunesse exécutée par l’âge mûr ?
Une des différences entre la jeunesse et la vieillesse : quand on est jeune, on invente différents avenirs pour soi-même ; quand on est vieux, on invente différents passés pour les autres.
Les souvenirs varient suivant l’âge, plus on avance et plus ils sont nostalgiques.

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