Nous, les humains, nous sommes condamnés à la nostalgie. La nostalgie, c’est simplement regarder le chemin parcouru depuis l’enfance. La nostalgie, c’est un sentiment humain positif.
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- Cette question de la grande vieillesse. Que veulent les vieux ? Ils s’isolent lentement, sur ce chemin qui les conduit à la blancheur. Tout ce qui fait la matière des conversations disparaît. Et on est là, comme des veilleurs de chagrin.
- Jusqu’à l’adolescence, la mémoire est tournée vers l’avenir plus que vers le passé, et les souvenirs que j’avais gardés de ce village n’étaient pas encore idéalisés par la nostalgie.
- Les souvenirs varient suivant l’âge, plus on avance et plus ils sont nostalgiques.
- En vieillissant, on cherche sa propre jeunesse et on éprouve des joies stupides à partir de petits souvenirs.
- Si la jeunesse a l’espérance, la vieillesse a le souvenir.
- La nostalgie est une scélérate. Elle laisse croire que la vie a du sens.
- Les regrets et la nostalgie sont les oripeaux de notre faiblesse, notre impuissance. Ce sont des mensonges que nous habillons avec des mots qui nous apaisent et facilitent notre sommeil. Cela rend moins cruelle notre défaite.
- La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m’empêcher d’y fourrer ma plume. L’absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
- L’espoir d’un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le coeur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
- D’où tenons-nous cette notion du bonheur ? Si elle réside dans la mémoire, c’est que nous avons été heureux autrefois.
- L’idée du temps, à elle seule, est le commencement du regret. Le regret, le remord, c’est la solidarité du présent avec le passé : cette solidarité a toujours sa tristesse pour la pensée réfléchie, parce qu’elle est le sentiment de l’irréparable.
- La nostalgie que nous avons des pays que nous ne connaissons pas n’est peut-être que le souvenir de régions parcourues en des voyages antérieurs à cette vie.
- On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
- La vieillesse s’oublie car le coeur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d’aventures pour s’engaillardir.
- Regardons en arrière, pour profiter de l’expérience de l’humanité mais ne nous retournons pas comme si la sagesse de nos ancêtres avait été telle qu’elle n’ait laissé aucune place à une amélioration future.