L’espoir d’un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le cœur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
Poète, 1547-1616L’espoir d’un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le cœur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
Poète, 1547-1616Partager sur
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L'ingénieux chevalier Don Quichotte de la Manche
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L’espoir est l’envers de la mort.
Le remords s’endort devant un destin prospère, et s’aigrit dans l’adversité.
Existe-t-il pensée plus consolante que de savoir les proches défunts à vos côtés ? La mort perd en gravité et en fatalité. Et l’existence gagne en valeur et en sens. Il n’y a ni un avant ni un après, mais un tout.
La mort n’est pas la fin, il reste le litige sur l’héritage.
Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu’on oublie pour moins souffrir.
Aujourd’hui que je regrette encore mes chimères sans les poursuivre, je veux remonter le penchant de mes belles années : ces Mémoires seront un temple de la mort élevé à la clarté de mes souvenirs.
La mort semble la seule route possible pour retrouver la dignité perdue. Le retour du pays d’un reflet.
La nostalgie est une scélérate. Elle laisse croire que la vie a du sens.
Poser un caillou sur une tombe, c’est déclarer à celui où celle qui y repose que l’on s’inscrit dans son héritage, que l’on se place dans l’enchaînement des générations qui prolongent son histoire.
À la mort d’un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.

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