La vieillesse s’oublie car le cœur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d’aventures pour s’engaillardir.
1921-1985La vieillesse s’oublie car le cœur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d’aventures pour s’engaillardir.
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Les confitures de coings et autres textes, suivi de Le journal des Confitures de coings
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Si la personne est âgée, son cœur ne l’est pas.
La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage ; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
Vieillir n’est au fond pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé.
Savoir vieillir, c’est savoir faire son chemin jusqu’au bout.
Vieillir c’est se retirer progressivement du monde des apparences.
Le malheur qui se perpétue produit sur l’âme l’effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
Vieillir. La vie qui s’étire tristement.
La vieillesse n’est autre chose que la privation de folie, l’absence d’illusion et de passion.
Dans un monde où l’on est capable de tout prévoir sauf le trépas, la longévité possède un caractère ludique.

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