On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
Écrivain, 1894-1961On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
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Voyage au bout de la nuit
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La vieillesse est plus traumatisante pour ceux qui pensent qu’ils peuvent maîtriser le temps qui passe.
En vieillissant, on prend conscience de l’impermanence des choses.
Les années s’écoulent et elles emportent nos forces et nous amènent les infirmités ; elles nous ôtent pièce à pièce tous nos moyens de plaisir ; elles nous laissent pour nourriture le passé qui est triste, et pour perspective l’avenir qui est court.
Le drame de la vieillesse n’est pas qu’on est vieux, mais bien qu’on fût jeune.
La vieillesse s’oublie car le cœur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d’aventures pour s’engaillardir.
Le malheur qui se perpétue produit sur l’âme l’effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
Vieillir. La vie qui s’étire tristement.
Savoir vieillir, c’est savoir faire son chemin jusqu’au bout.
La tristesse rend vieux avant l’heure.
Quel que soit l’âge, c’est toujours un peu effrayant de s’engager dans une relation. Plus on vieillit, plus la personnalité s’affirme, plus on construit sa vie, et plus il devient difficile d’assembler les pièces du puzzle.

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